TRI LONG CERGY PAR VINCENT

12 mai 2013 - 10:00

Compte-rendu du triathlon Maxi CD de Cergy (1,6km / 53km / 11,5km) - 12 mai 2013 Vincent BARRAU, le 15 mai 2013.

Ayant promis à Lionel un p'tit debrief écrit, suite à ses demandes insistantes et réitérées, relayées même par Olivier, et constatant que le mail de debrief de Coco (hier) appelle à l'évidence un Droit de Réponse de ma part pour rétablir la vraie vérité après une désinformation aussi taquine que perverse J, je me lance dans un compte-rendu du Maxi CD de Cergy dimanche dernier…

[ NB : Pour ceux qui n'étaient pas au stage sarthois à La Flèche, je précise que le vieux vélo PEUGEOT Collector dont il est question dans le mail de Coralie est le mien, alors quand on me cherche on me trouve… ;-) ]

Pour son 1er tri, Véronique m'accompagnait pour courir en même temps le "Découverte", avec des distances déjà substantielles qui auraient presque pu justifier une appellation "Maxi Découverte" (550m / 20km / 5km).

Pour moi comme pour Coralie, ce Maxi CD n'était que mon 2ème tri, après le Sprint de Jablines en septembre dernier.

Nous sommes arrivés sur zone au parking sans encombres, vers 8h45 pour un départ 10h, cool! Pas de précipitation génératrice de stress inutile, et il faut bien cette marge pour être vraiment à l'aise, comme mes souvenirs de Jablines me l'avaient enseignés, car il y a pas mal de trucs à faire en termes de préparatifs avant le départ : déballage matos, récup dossards, repérages autour du centre névralgique que constitue le parc à vélos, préparation aire de transition, pipi, enfilage combi … et papotage avec les copains/copines pour se détendre et glaner d'ultimes et précieux conseils auprès de nos sympathiques "pros" de la section, toujours aussi peu avares en la matière J

Après le retrait des dossards et un premier repérage rapide, avec un regard plus craintif qu'impatient vers le plan d'eau à 14.5°, retour au parking pour chercher le matériel. On y retrouve Sabrina, désemparée car venant de réaliser un oubli ennuyeux : pas de casque à vélo! On lui signale qu'on a cru voir un stand de vente d'accessoires vélo près du retrait des dossards, ça vaut le coup d'y aller. Elle sera finalement dépannée gentiment par le prêt d'un casque par un des organisateurs, compatissant (1er bon point pour l'orga!) En rejoignant ensuite la parc à vélos avec le matos, on croise Philippe-Ze-Doctor, qui commence par me raconter leur chute collective en vélo quelques jours plus tôt, lors d'une reconnaissance du parcours avec les "pros". Heu ... bon, OK, de la part d'un coach de la qualité de Philippe, je me dis que ça doit faire partie du protocole de préparation psychologique des bizuths : on les prépare d'emblée au pire, au kazou. Il me rassure quand-même en me disant que seul du carbone a irrémédiablement rendu l'âme (manque de bol c'était son vélo...), mais que les squelettes et autres tendons des impétrants ont plutôt bien tenu le coup. Là d'un coup je suis rassuré, car je sais mon PEUGEOT modèle "Aspin" de 1988 virtuellement indestructible, avec son bon vieux cadre en tubes acier RAYNOLDS 531 (les anciens apprécieront, mais je crains qu'Aurélien ouvre des yeux ronds en se demandant de quoi je parle...) Puis je réalise que si c'est pas le matériel qui dissipera l'énergie de choc en cas de chute, ça pourrait bien être la clavicule, l'humérus ou le tibia du bonhomme dessus, mais bon, on va pas reculer maintenant!! Dans le parc, bonne surprise (logique au fond, compte tenu des inscriptions groupées assurées par Dassault Sports) : on est tous les uns à côté des autres! J Échange de bisous avec les unes, de congratulations plus ou moins viriles avec les autres, d'impressions et intuitions sur la course à venir, sur la météo pas tip-top car frisquette et ventée mais y a largement pire, appréhension pour le plouf avec une combi que Véro comme moi allons étrenner pour l'occasion (j'avais fait Jablines avec mon shorty de funboard)...

Puis préparation de l'aire de transition pour chacun, un rituel que certains déroulent avec la méticulosité d'un intégriste musulman se préparant à la prière, les ablutions en moins. Je soupçonne même Olivier, Nicolas et Aurélien d'avoir orienté leur serviette vers La Mecque, par superstition... ;-)

L'eau annoncée à moins de 15° incite certains "briscards du tri" à empiler 2 bonnets de bain l'un sur l'autre. Véro en avait amené un au kazou, sans vraiment savoir pourquoi. Maintenant elle sait pourquoi, mais moi je n'ai que celui fourni avec le dossard, qui s'avérera néanmoins suffisant car j'ai souvenir d'avoir été bien moins gêné par la sensation de froid au niveau de la cafetière. ... que par une sensation d'oppression respiratoire au niveau de la poitrine (au début), et bêtement par la présence de l'élément liquide autour de moi, car je n'ai jamais été franchement du genre très aquatique! J'ai toujours préféré l'air, le vent ou la neige J

Briefing avant le départ, et direction la plage. Là je constate des hésitations, mais moins de la moitié des participants va finalement se mouiller (voire nager) avant le départ, la majorité restant sagement au bord de l'eau, les orteils à peine immergés, probablement victimes d'une certaine frilosité ou anxiété. Comme Coco, je choisis de me rallier à la majorité. Grave erreur, que comme elle je regrette peu de temps après le départ, car si le choc thermique de la mise à l'eau est moins désagréable qu'anticipé, je ressens assez rapidement cette sensation d'oppression (limite suffocation) mentionnée précédemment. Surpris de cette nouvelle sensation étrange et venue d'ailleurs, encore inconnue pour moi, je ne panique pas vraiment (merci à mes expériences passées de funboard en mer par gros temps, à Coco pour ses cours de natation prodigués avec patience et gentillesse, et à Claude de l'endurance le lundi midi aux Raguidelles, qui réussit même à me faire faire parfois du papillon, ou disons plutôt un mélange de libellule et de sauterelle pour être plus honnête). Je me demande quand-même combien de temps ça va durer! Réponse : longtemps... L Après un peu de brasse, et même quelques dizaines de mètres en dos crawlé, plus pour rigoler que par nécessité (j'avais vu un autre le faire devant moi), je repasse en crawl et me concentre sur ma nage en me remémorant les conseils qu'on me donnait. C'est laborieux mais ça avance quand-même, au prix de zig-zags que je devine quand je relève la tête de l'eau, sans les ressentir vraiment : je me découvre tantôt à l'extrême gauche du peloton, tantôt à l'extrême droite!! J Pas vraiment optimale, la trajectoire... Aucun repère visuel dans l'eau trouble, sauf parfois l'image fugitive d'un talon en phase de remontée et que j'esquive pour ne pas le prendre dans la gueule. Je cherche vainement la ligne droite peinte au fond de la piscine, constate que mes gyros internes ont dérivé et ne me sont plus d'une grande utilité. Faute d'hybridation GPS pour me recaler (ça me fait penser que ma trace genre Google Earth dans ce plan d'eau serait sûrement à se tordre de rire, compte tenu des zigs et des zags que je dois faire...), j'essaie de me caler sur la trajectoire de mes voisins, mais je m'aperçois vite que derrière le gros du peloton je ne suis pas le seul à avoir des pb de nav. et de nage pas bien rectiligne. Bref, 1600 mètre dans ces conditions c'est long! Ce n'est d'ailleurs qu'un peu avant la bouée du bout et l'amorce du retour (donc vers 800m), après avoir pris un peu le temps d'admirer les hors-bords de tête déjà très largement engagés dans le retour, et dans lesquels j'imagine Olivier, nos autres pros et ma coach Coco, que j'arrive enfin à poser ma respiration et un crawl décent, que je maintiendrai continûment jusqu'au bout. Le retour se passe donc bien, et si je suis content d'atteindre la plage je constate avec plaisir que j'ai survécu et que j'aurais même pu nager encore un peu sans risquer la noyade J En revanche je note une petite difficulté passagère à retrouver pleinement l'équilibre vertical à la sortie de l'eau, pour courir rejoindre la parc à vélos. Faut dire que moi j'ai bien "profité" de la partie natation, et retrouver verticalité et pesanteur après avoir passé pas mal de temps allongé et porté par l'eau nécessite à l'évidence un peu d'acclimatation, après ce brutal contraste. A l'issue de la natation d'un Ironman j'imagine que certains doivent sortir de l'eau en rampant??... ;-)

Transition T1 : ceux  celles qui font du sport avec moi savent que je suis nul dans TOUTES les transitions, même au Val d'Or le midi pour repasser d'une conf tennis ou bad à une conf boulot, avec la douche entre les deux, et c'est encore pire à la piscine. Alors évidemment, ici y a beau ne pas avoir d'opération douche/savon, je ne suis pas non plus une flèche, surtout avec une combi intégrale bien ajustée et que je retirais pour la 1ère fois (en dehors du magasin où je l'avais achetée!) Arrivé au parc avant Sabrina, je repartirai ainsi plusieurs minutes après elle, mais bien sec, bien nourri, bien hydraté, et avec des pieds bien propres dans des chaussettes propres, bref bien dans ma peau pour affronter le vent et les 53 bornes à vélo! J Des vélos, il en reste d'ailleurs quelques uns dans le parc, donc a priori d'autres concurrents pataugent encore, ça me rassure...

Le vent fort et plutôt frisquet, largement de face pendant toute la 1ère moitié du parcours, s'avère pénible. D'autant que je suis finalement parti avec juste ma trifonction, sans mettre par-dessus un maillot à manches longues comme j'avais prévu avant le départ (c'est bien la peine de prendre entre 5 et 10 mn à la transition, andouille...) Je frissonne un peu, et profite des rares moments ensoleillés pour engranger des calories bienfaitrices. Mais tout va bien, parcours très plaisant, vallonné et agréable, avec quelques belles côtes et des traversées de champs de colza jaune pétant qui dépaysent bien. Signaleurs/euses adorables, avec leurs grands gestes avant les intersections, leurs sourires et leurs encouragements. Je peste dans mon for intérieur en voyant régulièrement des détritus jetés sur la route ou le bas-côté par des concurrents devant moi (tubes plastique de gels genre Super-Ultra-Boost-qui-arrache ou Mega-Coup-de-Fouet-qui-requinque, papiers d'emballage de barres énergétiques...) Passe encore pour les bidons sur les quelques centaines de mètres en aval du ravito : c'est tolérable car là il est difficile de l'interdire, sauf à exiger de multiples porte-bidons sur les vélos. De toute façon sur cette portion du parcours on sait que des gentils bénévoles auront à cœur de ramasser, et même le Tour de France donne l'exemple à la télé, mais quid de tout le reste, négligemment jeté au hasard sur les plus de 50 km du parcours, dont une bonne partie en rase campagne, en bordure du parc naturel régional du Véxin?? Là je me remémore une des vidéos passées samedi soir pendant le stage à La Flèche (certains ronflaient déjà, avachis dans leurs fauteuils, déjà anéantis par les efforts du jour et de la veille! David a les noms... J) On y voyait, sur le tri LD de Belfort 2012 je crois, la 1ère féminine (alors largement en tête) se voir disqualifiée au passage T2, pour ne pas avoir tenu compte de plusieurs avertissements pendant le parcours vélo, dont certains liés à des déchets jetés sur la route. C'est sévère mais justifié, et ça serait bien que ça serve d'exemple... Sur l'Ecotrail de Paris, nous avons pu vérifier cette année que les participants sont super bien disciplinés et gardent presque tous leurs détritus (les rares exceptions tombant peut-être malencontreusement des poches, secouées par la course et le terrain accidenté), comme ils s'engagent d'ailleurs à le faire en signant la charte de la course lors de l'inscription. Comme nous avons été plutôt vers la queue de peloton sur le 50km, Coralie et moi (c'est une habitude, on n'aime pas trop l'ambiance en tête, trop compétitrice à notre goût... J), nous avons pu vérifier la propreté remarquable du parcours malgré les milliers de participants qui nous avaient précédés sur les sentiers et chemins empruntés, souvent en pleine nature.

Bon mais là je m'égare, excusez moi, c'était le petit coup de gueule en passant...

Sur l'aller du parcours vélo j'ai la bonne surprise de croiser Véro, déjà sur le retour de sa boucle plus petite. La tête dans le guidon et concentrée sur la Ligne Bleue des Vosges qui guide sa trajectoire, elle est partie pour ne même pas me voir, alors je l'interpelle en espérant que la surprise ne la fera pas dégringoler (là je pense à feu le bô vélo carbone de Philippe, mort au combat quelques jours plus tôt après la stupide chute collective lors de la reco du parcours...) Ayant récemment offert à Véro son bô vélo carbone, juste avant le stage à La Flèche, pour la motiver et emporter définitivement son adhésion à quelques objectifs triathlétiques communs et un peu ambitieux en 2013 (cadeau un peu sournois j'en conviens, mais il faut parfois un joli cadeau pour finir de convaincre une femme de faire un truc un peu hors normes ;-)), ça m'ennuierait de le voir explosé dès maintenant, surtout que ma femme dessus pourrait aussi en souffrir un peu, accessoirement... ;-)

Elle gère bien l'effet de surprise et me répond avec le sourire, tout a l'air de bien se passer pour elle sur les 20km du Découverte.

Plus loin, après avoir doublé pas mal de concurrents (mais l'honnêteté m'oblige à préciser que bon nombre d'entre eux étaient en VTT, respect à eux...), je rejoins Sabrina qui peine face au vent, comme tout le monde, mais qui s'accroche avec ténacité, tout en maugréant contre ce satané zéph qui épuise sur les longues lignes droites très exposées. Après avoir échangé quelques mots, on se sépare et je poursuis ce combat inégal contre Éole, qui lui ne faiblit pas. Dans une agréable zone plutôt bucolique (mais en montée) avant la mi-parcours, j'aperçois en ligne de mire un K-Way jaune monté sur un superbe vélo jaune et rouge, et je devine qu'il s'agit probablement de ma coach natation. Curieux de confirmer la cible identifiée, je verrouille mon autodirecteur en mode tracking, passe en  danseuse faute de post-combustion, et la rejoins; c'est bien elle. Bonne nouvelle : sa hanche va bien sur cet exercice et ne la gêne pas, tout comme sur la natation qu'elle a avalée plutôt facile, mais Coco appréhende la CàP. On échange quelques mots, je lui suggère de se caler dans ma roue, et je finis l'ascension sans forcer et en continuant à lui parler sporadiquement ... enfin du moins c'est ce que je croyais. Arrivé en haut je me retourne pour la féliciter, mais elle est loin derrière! Bref, comme coach vélo j'ai encore des progrès à faire, faudra que Philippe m'explique comment il s'y prend avec Adeline... Cruelle déception pour moi (et peut-être frustration pour elle ?? J) Là je me retrouve un peu désemparé, ne sachant pas trop si je dois m'arrêter et l'attendre, voire faire demi-tour pour la retrouver, ou continuer en espérant pardon et miséricorde de sa part. Réalisant que pour la natation elle m'a objectivement abandonné sans vergogne à mon triste sort, en me laissant presque me noyer quand je suffoquais J, je choisis cette dernière option! Sur le retour le vent devenu favorable aide à boucler le parcours avec quelques belles pointes de vitesse, malgré des portions de bitume laissant parfois franchement à désirer. Les organisateurs avaient cependant eu la bonne idée de signaler au sol, à l'aide de leurs bombes de peinture fluo, les principaux nids de poules, qui sont ainsi plus faciles à anticiper pour adapter au mieux sa trajectoire. Sur la fin, mon PEUGEOT vintage millésime 1988 commence à me rappeler son âge respectable : le pédalier se met à émettre un grincement-couinement pathétique qui ne me lâchera plus jusqu'à l'arrivée. Du coup j'ai un peu honte quand je double quelques concurrents sur les derniers km, car ils regardent mon vélo avec un air tantôt affligé tantôt compatissant...

Transition T2 (ceux qui en ont déjà marre peuvent arrêter là et passer directement à la conclusion en page 37. Désolé mais je n'ai pas pris le soin de faire en plus un Executive Summary, et Lionel et Olivier m'ont tellement pompé l'air pour avoir un CR que là je me lâche complètement... La prochaine fois ils réfléchiront pt'être à 2 fois avant de me demander un truc comme ça!)

Là, j'ai beau être archi-nul en transition, y a quand-même pas grand-chose à faire, et j'arrive à la boucler assez vite.

Je commets néanmoins l'erreur de reboire un grand coup, en plus de ce que j'avais déjà bu en vélo, de peur d'avoir ensuite des soucis de déshydratation. Résultat, une demi-heure après je dois quitter la trajectoire, prendre un échappatoire, chercher un minimum de végétation pour pas trop me taper l'affiche, et me soulager avant de pouvoir continuer à courir sereinement sans rêver continuellement d'une vidange salvatrice. Conclusion pour les bleus comme moi : méfiance vis-à-vis d'une hydratation vraiment abondante, surtout quand le temps ne fait pas vraiment transpirer à grosses gouttes...

T'as vu, Lionel : tu m'as dit de relater le vécu de ma course et de rapporter toutes mes impressions et anecdotes, alors je ne t'épargne aucun détail! J ]

Au grès des 2 boucles à parcourir, je croise plusieurs fois Sabrina qui montre toujours la même ténacité pour poursuivre son effort, Adeline la féline qui vole avec grâce et souplesse sur le sentier, toujours écœurante de facilité par rapport à nous, et Coco-la-Warrior qui souffre de sa hanche mais montre comme d'habitude une farouche détermination, manifestement alliée à une remarquable résistance à la douleur. Au premier croisement avec Coco je ne la vois d'ailleurs même pas arriver, occupé que je suis à vérifier visuellement que mes pieds avancent encore malgré le terrain un peu accidenté/caillouteux. Je corrige donc le débrief de cette coquine : je ne baisse pas les yeux submergé par la honte et le remord de l'avoir (involontairement) plantée un peu vite en vélo!!! Et si sa mauvaise foi perdure, la prochaine fois je la pousserai dans le fossé, non mais alors... J

Au départ de la CàP et sur chacune des 2 boucles à parcourir je retrouve aussi Véro (arrivée depuis longtemps et déjà rhabillée chaudement), qui m'encourage avec véhémence car je commence à en avoir besoin : mes modestes chevaux sous le capot ne répondent plus très bien, le moteur toussote et n'est pas loin de caler dans les quelques bosses casse-pattes que les organisateurs sont vicieusement allés chercher autour du lac (et comme par hasard, les chouchoux à récupérer ont la fâcheuse tendance à être distribués en haut des bosses, des fois que des tricheurs se laissent tenter par le démon...) Impressionnée par le courage de Sabrina qui semble vraiment souffrir sur la fin, Véro finira même, malgré son sac à dos, son jean et sa polaire, par courir la 2ème boucle aux côtés de Sabrina pour l'encourager.

Le speaker à l'arrivée prenant un malin plaisir à annoncer le dossard et le prénom de chacun des concurrents se présentant sur la dernière ligne droite, et à les pousser à sprinter pour finir en beauté, je joue le jeu et sprinte à fond jusqu'à la ligne. Du coup j'échappe de peu à une violente crampe qui manque se déclencher au franchissement de la ligne.

J'ai ensuite le temps de me restaurer au copieux buffet, avant de me diriger à nouveau vers la ligne d'arrivée pour accueillir en héroïne Coralie que le speaker arrive aussi à faire sprinter malgré la fatigue (un dangereux sadique pervers, ce speaker, moi j'vous le dis!)

Au final on se retrouve à quelques uns vers 15h au podium, pour les résultats officiels et les derniers mots des organisateurs. Chapeau à eux, malgré les petits soucis liés aux quelques feux rouges qu'ils n'ont pu nous éviter, faute de gendarmes présents pour couper la circulation à certains carrefours majeurs. Remerciements aux très nombreux bénévoles tout au long des parcours, certains ayant accepté d'écourter leurs vacances pour être au rendez-vous ce WE. Remise des prix pour finir. Malheureusement tout ceci s'est fait plutôt en comité restreint : les meilleurs ayant franchi la ligne d'arrivée depuis déjà très très longtemps, la plupart des concurrents avaient déjà déserté le site (y compris les pros de notre club, certains prétextant par la suite quelques menus désordres gastriques pour justifier leur départ prématuré; c'est finalement assez fragile, un pro! Bon j'arrête là, sinon j'en connais qui pourraient avoir envie de me faire regretter mes écrits... J)

Bilan : Une super expérience qui nous a enchantés.

Prochaines étapes pour les 3 mois à venir : poursuite des cours réguliers de pataugeage sous coaching Coralie et le lundi midi au cours "Endurance"de Suresnes coaché par Claude, quelques cols hors catégorie dans les Alpes début juillet (Agnel, Izoard, Échelle, Lautaret, Galibier, Télégraphe, Granon), jogging en essayant de davantage "monter dans le rouge" à l'entraînement (conseil d'Olivier… Je trouvais pourtant que la trifonction du club avait déjà beaucoup de rouge, et dans les montées mes joues doivent sûrement la rejoindre au niveau chromatique, mais bon, ça n'a pas l'air de lui suffire…L), et pendant les vacances on ira faire la fête en août à Embrun pour le 30ème anniversaire du plus mythique et mondialement connu des Ironmen français. Pas moins de 7 courses organisées cette année pour l'occasion, sur 5 jours, avec 4 triathlons de toutes distances (jusqu'au fameux Ironman), un duathlon, un aquathlon, et un Run&Bike!! Le tout évidemment avec du dénivelé, compte tenu des indéniables atouts de cette magnifique région des Alpes du Sud. Bon, c'est vrai que l'eau du lac de Serre-Ponçon est normalement horizontale, et sûrement un peu moins fraîche en août que le plan d'eau de Cergy dimanche dernier, mais pour le reste il y aura du D+ à avaler, surtout en vélo…

J'ai l'ambition (voir la prétention…J) d'enchaîner 3 de ces 7 courses en 5 jours, avec le CD le 11, le R&B le 13, et le Sprint le 15, les 2 dernières courses avec ma Véro d'ailleurs. Challenge sympathique, même si on n'est pas sûr d'arriver vraiment au bout de ce défi qu'on s'est fixé, mais en tout cas on est inscrit, et même notre gîte est déjà réservé vers Guillestre pour tout le séjour, alors si on ne se blesse pas tous les espoirs sont permis…

Après ça, Jablines 2013 devrait me sembler plus facile pour ma 2ème participation, du moins je l'espère! J

Pour finir, un super grand merci à tous les membres de la section, vraiment sympa et disponibles pour partager leur passion, encourager et donner des conseils, même après le stage à La Flèche. Chaleureuse gratitude en particulier envers Lionel, Olivier, Philippe, Aurélien, David, Nicolas, et évidemment à ma super coach natation Coralie, autant d'ami(e)s dont la gentillesse, la patience et la compétence sportive ne sont plus à démontrer…

C'est bien grâce à eux/elle que je me suis lancé si vite en tri, alors qu'il y a encore quelques mois je nageais le crawl comme une enclume (maintenant j'ai atteint le stade du fer à repasser, mais mon mode vapeur reste encore poussif malgré les divers coachings aquatiques dont je bénéficie), et alors qu'avant tout engagement éventuel dans la Section Tri de DASSAULT SPORTS je pensais d'abord passer une année en position d'"observateur sympathisant" de la section, communauté dont l'emploi du temps sportif de certains membres éminents me faisait … presque peur il y a encore quelques mois, quand j'ai commencé à penser triathlon et à m'intéresser à la section!! ;-)

Voili voilou, c'est tout!... J

Bien amicalement à tous,

Vincent.

PS1 : Lionel et Olivier, ça vous va, comme compte-rendu de bizuthage? C'est assez substantiel?

Je peux encore broder un peu, si vous voulez, mais l'essentiel de ce que j'avais en tête est là... ;-)

PS2 pour David : J'ai compté 36 rayons (en acier évidemment) sur chacune des roues de mon PEUGEOT Collector ; toi sur les tiennes tu dois en avoir environ la moitié seulement, en carbone ou zycral! J Au moins je suis peut-être + "fail-safe" que toi, je dois pouvoir en péter un paquet avant d'être contraint de finir à pied, le vélo sur l'épaule… :-d

 

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