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TRIATHLON L'ALPE D'HUEZ

25 juin 2013 - 20:00

C’est en regardant les paysages de montagnes dans l’émission des Racines et des Ailes que ma fille m’a suggéré de partir en montagne cet été. Il ne m’en fallait pas plus pour proposer immédiatement l’Alpe d’huez. Il faut dire, que le triathlon Half Ironman de l’alpe d’huez ayant lieu le 24 juillet a bien orienté mon choix, mais que le triathlon passé on pourrait aussi faire de la randonnée ou du rafting en guise de récupération...
J’ai demandé au sein de la section s’il n’y aurait pas des volontaires de dernières minutes pour ce triathlon mythique. Sabrina a été tout de suite emballée pour faire le Triathlon CD qui avait lieu le lendemain. La montée de l’Alpe d’huez et ses 21 virages avec plus de 1000m de dénivelé en vélo ne lui faisait même pas peur ! Pourtant c’est certainement l’un des triathlons CD des plus durs de l’hexagone. « Mais, qui ne tente rien, n’a rien » me répondit-t-elle.
La veille au soir de ma course, je découvris plus précisément le menu. En entrée, nous avions 2,2km de natation dans le lac de Vaujanie avec une eau cristalline relevé à 13°. Puis nous enchainerions par 115km de vélo empruntant le col de Serre, le col d’Ornon et l’alpe d’Huez, le tout comptabilisant plus de 2500m de dénivelé. Et en dessert, trois tours de 7km oscillant entre 1850m et 2100m.
De bon matin, à la fraiche, décontracté… je rejoins en vélo le plan d’eau qui se situe à 15km, le paysage est magnifique au soleil levant. Dans le parc, c’est déjà l’effervescence, les 1000 participants s’activent pressés par les organisateurs qui demandent de quitter le parc. C’est à ce moment qu’une nana me demande de regonfler son vélo. Je lui répondis qu’il était préférable de le faire avec une pompe à pied, mais je m’exécute avec ma pompe. Et crac, je casse sa valve. Voila comment se mettre dans la merde à 15 minutes du départ, elle n’aurait pas pu demander à quelqu’un d’autre… Heureusement, j’avais une 3e chambre à air que je lui ai installé en moins de deux. En descendant vers le plan d’eau, je rencontre François Apicella (président de Bouygues) qui s’est inscrit comme moi tardivement.
Natation :
L’eau est vraiment très propre mais terriblement fraiche et il m’est difficile de mettre la tête dans l’eau. A peine le départ donné, je ressentis des difficultés pour respirer, m’obligeant même à passer en brasse pour retrouver mes esprits. Il faut dire qu’arriver la veille ne m’a pas aidé et je ressentais bien ce manque en oxygène. A la fin du premier tour, je me suis même demandé si je n’allais pas m’arrêter, n’arrivant pas à me réchauffer, je commençais à avoir le bout des doigts bleu. Le dernier kilomètre me parut durer une éternité. Quel soulagement en voyant enfin la berge.
En sortant de l’eau je ne sentais plus mes doigts et la montée vers le parc à vélo se fit en titubant. En essayant d’enlever ma combinaison, j’en suis tombé sur le cul encore abasourdi par la natation. Il faisait beau, et j’espérais rapidement me réchauffer en vélo.
Vélo :
Après une courte descente de 3 km La première portion était un faux plat montant où j’emmenais du gros braquet, d'autant plus que le vent était favorable. Je doublais beaucoup d’anglais venus en nombre sur cette preuve. La montée vers le col du Grand Serre du Km 26 à 40 fut régulière, je me régalais en doublant carrément des paquets tout en vélocité. Dans la vallée suivante la chaleur commença à se faire ressentir et le ravitaillement de Valbonnais tomba à pique pour refaire le plein. Puis le dénivelé du début de la monté du Col d'Ornon ne me parut pas trop élevée, 3 à 4 % que j’ai avalé sur la grosse plaque. Les 3 derniers km furent plus pentus et la chaleur de l'air me desséchait.
Dans la descente qui rejoignait Bourg d'Oisans, j’essayais de récupérer et de m’alimenter afin d'arriver au pied de l'Alpe d'Huez dans les meilleures conditions. 100 km au compteur et pourtant le plus dur restait à venir… Les 6 premiers virages de l’Alpe d’Huez jusqu'à La Garde furent terribles, la pente était importante et la chaleur étouffante, je montais au train en mettant le braquet tout à gauche 38 – 27. Bien que ma vitesse ne me semblait pas élevée, 9 - 10 Km/h environ, je continuais pourtant à doubler régulièrement des vélos qui zigzaguaient dans tous les sens. Entre la Garde et Saint-Féréol (virage 16 à 7) j’avais retrouvé le sourire, la pente me paraissait moins conséquente même si ma vitesse n’était que de 13km/h. Je ne pu m’empêcher de penser à ces grands champions de cyclismes qui grimpent à plus de 20km/h… Chaque virage me permettait de récupérer avant de relancer sur une pente plus importante. Il faisait encore très chaud et les nombreux ravitaillements me permirent de m’asperger et me refroidir un peu. Le répit fut de courte durée car les difficultés revenaient à partir du virage 4. Et durant les derniers kilomètres, je commençais à piocher et les encouragements furent les bienvenues dans ces derniers virages pour ne pas craquer.
Course à pied
Dès le début du parcours de la course à pied ça grimpe sur un mélange de chemins et de routes bitumées. Les jambes étaient lourdes mais les gels que je prenais me permettait de d’avoir l’énergie et maintenir mon rythme. Le premier tour terminé, j’appréhendais la succession de côtes. Les temps de passage n’étaient pas bon, mais j’étais venu pour me faire plaisir et cela commençait par oublier le chrono, juste aller aux sensations surtout à cette altitude. Jusqu’à ce que je double une danoise à la limite de la jouissance, qui en plus emboita mon pas ! Sa hargne me donnait aussi du courage pour m’arracher. A la fin du dernier tour, son mari lui gueulait dessus pour qu’elle conserve sa première place dans sa catégorie V2… Finalement, elle finit par me déposer en apercevant la ligne d’arrivée. Impressionnante !
En conclusion, un triathlon grandiose par son décor et son organisation.
Le lendemain, Sabrina et Vadim étaient inscrits sur le triathlon CD. En attendant leurs retours au parc à vélo, je pars avec ma fille faire une randonnée en guise de récup active sur le tour des lacs Rousses à 2800m d’altitude. De retour, c’est avec surprise que je me suis aperçu que Sabrina avait déjà déposé son vélo. Elle avait monté l’Alpe d’Huez, plus rapidement que mes estimations ! Je la retrouvais sur la ligne d’arrivée arborant fièrement son maillot finisher.

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