TRIATHLON DECOUVERTE RAMBOUILLET

6 octobre 2013 - 00:00

 

Pour ce premier triathlon mon épreuve a commencée la veille au soir, je venais enfin d'acheter à 19h30 le samedi soir un porte-vélos adaptable sur ma voiture : Une fois rentré chez moi, je me suis attelé au montage pour découvrir que ce modèle était vendu en kit de 89 pièces (dont 16 sangles males et femelles de différentes longueurs) et qu'il fallait faire des réglages en fonction de la pente (en degrés) de son coffre et en fonction d'une forme qu'il fallait choisir soi-même pour l'ensemble (au choix parmi plein de possibilités). Bref, arrivé à 22h30, je décidais que ça commençait à bien faire et que je mettrais mon vélo démonté dans mon coffre (avec ma fierté de monteur de meubles en kits).

Le dimanche matin, réveil à 6h15 pour se préparer au départ. Par précaution je me munis d'un sac contenant environ 38 kg de vêtements et d'équipement divers pour pouvoir parer à toutes les éventualités, à toutes les conditions météo et à toutes les températures (on ne sait jamais).

Arrivé à Rambouillet je rencontre la douzaine de membres de la sympathique équipe Dassault disposant pour la plupart de superbes combinaisons tri-fonction (ce qui, nous le verrons, leur permettra de gagner pas mal de temps dans les transitions). Ils ont l’air affutés, certains se sont rasés les jambes (je ne parle pas des femmes) et Lionel D. le président de la section s’est même rasé le crane pour être plus hydrodynamique. Ils me disent tous avec un sourire sibyllin : "Tu vas voir c'est bien". Il manque juste le trésorier de la section, David (ayant gagné les 3 précédentes éditions de la course), qui a prétexté d’une vague blessure à l’épaule pour ne pas courir et qui nous rejoindra plus tard. Je découvre que nous partirons dans l'ordre correspondant à nos catégories : les femmes d'abord (comme dans le Titanic mais pas comme dans le Costa Concordia), puis les vieux (auxquels j'ai été rattaché par erreur, sans doute suite à une erreur administrative de la personne de la section qui a mal recopié mon année de naissance), puis les jeunes et enfin les seniors entre 18 et 39 ans avec qui j'aurais dû partir logiquement.

Je découvre aussi que l'on n'a pas le droit de retirer son maillot de bain dans le parc vélo puisqu'il n'y a pas de cabines et que l'on n'a pas le droit de se mettre nu devant tout le monde (ce qui ne semble pourtant pas déranger un des membres de la section Dassault qui passe son temps à retirer ses vêtements sans raisons pour se faire prendre en photo ou s'exhiber, nous l’appellerons Olivier pour préserver son anonymat). Bref, l'on doit nager à tour de rôle dans la piscine, puis courir à l'extérieur, mouillé dans le froid, en maillot de bain et pieds nus jusqu'au parc vélo, s'y habiller (en gardant sous ses vêtements son maillot de bain trempé), pousser son vélo à pied sur 400 mètres et rouler ensuite sur le parcours routier pour finir par revenir au parc vélo et repartir pour la course à pieds à travers champs.

Pour reparler du parc vélo, un petit problème se pose car les organisateurs n'avaient plus assez de barres métalliques servant de potences pour suspendre les vélos et ils ont décidé de les remplacer pour les vieux seulement par des barrières de chantier en acier galvanisé. Or, il est quasi impossible de faire passer une roue de vélo moderne entre les tiges métalliques de ces barrières (ça ne rentre pas). J'ai donc dû trouver un subterfuge en me servant de mon étui à lunettes de bain comme d'un support pour ma roue avant (la roue arrière étant en équilibre sur le rebord de la barrière). Ce qui a beaucoup amusé mes voisins plus âgés du parc vélo qui m'ont tous offert de trinquer avec eux en partageant le contenu de leurs gourdes : verveine, camomille, infusions diurétiques et autres boissons énergisantes du même genre ...

Je retourne ensuite dans la piscine pour le départ de l'épreuve et j'y retrouve les sympathiques membres de l'équipe Dassault, y compris le souriant nudiste qui s'admirait dans les miroirs de la piscine. Le départ de la nage s'effectuait par vagues et nous partagions chaque ligne d'eau à 4 ou 5 en même temps (du fait des départs toutes les minutes). Ce fut rapidement la foire d'empoigne, genre guerre de crabes dans une bassine d'eau bouillante, et les gens se battaient un peu pour avoir la place. N'étant pas un très bon nageur (j'ai arrêté la piscine lors du premier septennat de Mitterrand), je me suis vite retrouvé bousculé, voire même poussé par certains indélicats qui ne voulaient pas attendre leur tour (ils se croyaient vraiment dans une course ou quoi ?).

Une fois sortie de l'eau, j'ai rejoint mon vélo en courant en maillot de bains autour du parc coureur (ce qui, comme à chaque fois que je dévoile mon corps, a déclenché les clameurs des spectatrices, je ne sais pas pourquoi) et j'ai maladroitement tenté d'enfiler mes vêtements sur mon corps trempé, ce qui a pris un CERTAIN TEMPS (surtout les chaussettes de compression qui sont quasi-impossible à mettre quand les jambes sont mouillées). Bref, après quelques minutes et pas mal de jurons, j'arrive enfin à ressembler à un cycliste et je cours en chaussettes en poussant mon vélo pour sortir du parc avec mes chaussures à la main (impossible de courir avec ces saletés de chaussures de vélo à fixations de sécurité).

A la sortie du parc, je trouve un banc et je m'y installe pour mettre mes chaussures de cycliste, une petite mamie à coté de moi me demande si je suis venu aussi regarder la course comme elle. Après avoir étranglé la mamie, je repars pour essayer de rattraper un peu du temps perdu sur mon beau vélo composite (bien que j'ai arrêté de faire du vélo depuis le septennat de Giscard d'Estaing). Au bout de 500 mètres, au premier virage, je dérape et manque de me ramasser car mon pneu arrière était très fortement dégonflé. Je savais bien que j'avais oublié un truc : Vérifier la pression des pneus AVANT la course !

Heureusement que j'ai pensé à prendre ma pompe à vélo. Tiens, où est-elle d'ailleurs ? Ah oui, je l'ai laissée dans le coffre de ma voiture sur le parking ! Bon, on ne va pas se laisser abattre par des détails, je continue quand même à rouler (beaucoup moins vite que prévu, hélas, car une partie de mes efforts se perd quand le pneu s'aplatit). Je suis pas mal doublé sur le parcours, y compris par les papys du parc vélo qui, bien que leur équipement date des années 70/80, ont pensé à gonfler leurs pneus. Je suis même doublé sur le chemin du retour par un cadet en VTT. Vexé par cet affront je rattrape ce jeune en moulinant de toutes mes forces et je l'envoie dans le fossé d'un bon coup de pied (je n'aime pas les jeunes garçons, encore moins ceux qui n'ont pas le respect des vieux).

Je finis enfin par rejoindre le parc vélo, je me mets dans l'herbe à l'entrée du parking pour retirer ces saletés de chaussures qui restent coincées pendant deux minutes. Mais comment on retire cette s….. ? Ah oui, c'était marqué dans le manuel, il faut appuyer sur le crochet rouge tout en soulevant la mollette grise (et la chevillette cherra). Je pousse mon vélo pieds nus jusqu'a son emplacement, j'enfile mes chaussures de running allongé par terre et les jambes repliées (grave erreur, des crampes se forment à la seconde). Je me remets, enfin, debout et je me dis que je vais tenter de rattraper une partie de tout ce retard en courant. Au bout de cinq mètres je constate que mes muscles des cuisses se sont tétanisés et que je cours avec la fluidité d'une personne plâtré de l'aine aux chevilles. Bref, je n'avance pas, je cours comme un escargot (seul point positif, je ne me fatigue pas à cette vitesse). Le parcours pédestre est assez bizarre (sans même parler de mes jambes qui font sccrroouuuiinncchhh, sccrroouuuiinncchhh), on n'arrête pas de tourner en rond dans la campagne, on croise des coureurs qui vont en sens inverse et d'autres qui vont carrément dans d'autres directions à la perpendiculaire. On se croirait dans une fourmilière où chacun va de son coté sans se soucier des autres. Les commissaires de piste semblent aussi un peu perdus et envoient les coureurs n'importe où, au hasard.

Les sensations de mes jambes reviennent peu à peu et j'arrive, enfin, à doubler quelques coureurs : bébés de 4 ans, femmes enceintes, boiteux et personnes victimes de crises cardiaques allongées dans l'herbe. Après environ 100 kilomètres de détours je rejoins enfin la ligne d'arrivée (juste avant la tombée de la nuit).

Bon le bilan est à la fois très positif : je me suis bien amusé, l'ambiance était très bonne, les concurrents et les bénévoles étaient sympathiques, l'équipe Dassault était super (même Olivier l'exhibitionniste qui a gagné tellement de temps dans les transitions en faisant la course tout nu qu'il est arrivé 3ème au classement général). Le bilan de Dassault au classement est d’ailleurs excellent dans toutes les catégories. Le trésorier de la section, David, est même venu m’avouer après la course, d’une voix tremblante : « Si j’ai fait semblant d’être blessé à l’épaule c’est parce que j’avais peur de toi ! », je lui ai répondu : « Je te comprends et je te pardonne car je suis bon ! ».

Par contre, sur le plan de ma performance, c'est un désastre : 1h29'13" et 249ème. Bon, l'année prochaine je gonfle mes pneus, je mets une tenue tri-fonction, je ne prends pas de chaussures de vélo et je gagne l'épreuve !

Nous avons terminé par un buffet convivial. Grâce à une table à coller le papier peint branlante de 1978 qu’avait opportunément amené le président, Lionel D., pour poser nos victuailles. Il fallait que deux personnes tiennent en permanence cette table car les tubes de suspensions étaient rouillés, coupés, déboités et dessoudés. Mais cela ne nous a pas empêchés de trinquer à coté de nos sympathiques concurrents de Bouygues.

Je conseille à tout le monde d’essayer le Triathlon, c’est sympa, facile et on n’a pas du tout de courbatures ni de douleurs musculaires le lendemain.

 

Lionel F.

Commentaires

FREJAVILLE Lionel 16 avril 2014 20:35

En 2014 je gagne dans ma catégorie (jeunes éphèbes) et j'offre une table au président. Lionel F.

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