DASSAULT SPORTS TRIATHLON : site officiel du club de triathlon de SURESNES - clubeo

TRIATHLON WATTBIKE PRES ST GERVAIS

26 janvier 2014 - 09:00

Je me plie bien volontiers à la tradition de raconter ses premières impressions après son premier triathlon. Cela donnera permettra peut être à d’autres de se décider, et rajeunira les plus expérimentés de la section. Le triathlon … pourquoi une telle idée ? L’an dernier, lors d’une séance de vélo « RPM » au gymnase du Val d’Or, deux petites fées, triathlètes, se sont penchées sur mon cas. Difficiles de leur résister tant leurs récits de course exprimaient le plaisir du dépassement de soi et la satisfaction de l’épreuve achevée. • « tu verras, c’est complètement différent de la course à pied ». • « tu sais, il y a plein d’épreuves accessibles ». • « si je le fais, tu peux le faire ». La discussion avec « Lieutenant Peau de Vache », chef bien aimé de la section triathlon, alors que nous attendions devant le bureau de Martine à Dassault Sports a achevé mon inscription à la section… en compétition ! Première épreuve pour débutant : le wattbike du Pré Saint Gervais : 300m de natation, 7km de vélo en salle, 2 kms de course à pied. Après quelques rebondissements, j’apprends finalement le jeudi soir que mon inscription est acceptée. Vendredi, pleinement concentré sur mon travail, je guette les disponibilités de David pour obtenir ma précieuse trifonction (Ce serait dommage de ne pas tester l’équipement lors d’une première sortie). Guy me dépanne d’un porte dossard (Mais comment ça s’ouvre ?). Samedi, entre différentes activités domestiques, de précieuses lectures m’apprennent que la trifonction se porte comme les écossais portent le kilt (est ce que tout sera correctement maintenu ?). Je prépare aussi un sac avec l’indispensable du matériel de course à pied version hiver (que mettre pour 2 kms quand on sort d’une piscine chauffée et qu’on est plutôt frileux ?) : chaussures, chaussettes, TShirt court, TShirt long, manchons, veste, gants, buff (foulard). Je ferai mon choix au dernier moment… Petit test de tenue : l’entrainement intensif a du renforcer mes pectoraux, je ne me rappelais pas que la trifonction était aussi serrée lors des tests de taille. Puisque ma série est à 13h30 seulement, je me permets une grasse matinée. Un bouchon sur le périphérique m’empêche d’être là pour supporter les filles (12h), j’arrive au moment même où elles terminent leur course (espérons qu’elles ne soient pas trop rancunières..). Dès l’arrivée, je suis frappé par l’organisation impeccable. Vérification d’inscription, tatouage du numéro de dossard sur l’épaule, remise du sac qui suivra le compétiteur tout le long de l’épreuve. Direction les vestiaires, je passe ma précieuse trifonction, prépare le sac qui doit me suivre. Je vire le TShirt long et les manchons et me dirige vers le bassin. Round d’observation… une série se prépare : réglage des vélos, qui sont positionnés à 1m de la piscine, rapide échauffement dans l’eau puis départ. Trois par ligne d’eau, c’est confortable pour nager. Ça part très vite, il y a d’excellents nageurs (je ne saisis pas pourquoi certains nagent « parallèle » et d’autres « en se suivant »..)… La transition est plus que rapide, aidée par des bénévoles fort sympas. Ça pédale dur ensuite, visiblement il fait chaud. Les trop-gentils-bénévoles utilisent des planches de natation pour faire du vent aux concurrents. Puis ce sont les départs de course à pied, par la porte ouverte sur le grand froid (5°C dehors) au niveau des vélos… brrr… j’ai froid rien que de la regarder ! Karine et Sabrina reviennent de leur course, satisfaites. Sabrina me donne quelques détails complémentaires. L’attente est longue, l’envie d’en découdre est là. Je me sens engoncé dans ma trifonction (c’est clair, c’est les pectoraux). Quelques photos sont prises pour immortaliser l’instant. Enfin, ma série est annoncée. Je pars au briefing. L’organisateur nous explique dans les grandes lignes à quelle sauce on va être mangés : pour les virages natation, il suffit de toucher le mur, mais sans culbutes, pas de drafting à vélo, mais rien sur la nage en ligne ou à la queue-leu-leu. Réglages des vélos, de magnifiques machines ultra perfectionnés avec de grands écrans, qui semblent s’utiliser comme au Val d’Or. Mon bénévole est un jeune pratiquant de triathlon, il m’explique qu’il est en compétition avec une charmante bénévole : « Laurent, il n’y a pas photos, il va falloir tout donner aujourd’hui ». Il m’indique que, au vélo, il ne faudra pas descendre sous 90 en cadence. Apprenant que je suis un primo pratiquant, il s’occupe aussi de ma tenue : chaussettes, tshirt, veste… tout cela est inutile. « 2kms, tu n’auras même pas le temps de t’apercevoir qu’il fait froid ». Me voilà doté d’un coach … je négocie de garder les gants et le buff. Echauffement sur 50m dans la piscine… puis c’est le départ. Tout d’abord 100 mètres crawl. Dans ma ligne un des deux autres nageurs se détache rapidement, mais je lutte avec l’autre concurrent. J’essaie de ne pas commencer trop rapidement, car je crains de ne pas être assez chaud. Pour plus de précautions, je bascule en brasse sur les 100 mètres suivants, l’écart se maintient avec le deuxième. Mon coach me crie de rebasculer en crawl, j’obéis (on doit toujours obéir au coach). Derniers 50 mètres, signalés par une planche de natation glissée sous la main (c’est malin ça !). Finalement, ces 300 mètres sont passés assez vite (5’56’’). Je pense être au milieu de ma série environ. Sortie d’eau. Mon coach compte jusqu’à 10 pour le séchage obligatoire. Passage des chaussures (sans chaussettes, beurk, sont sales ces triathlètes). Je monte sur le vélo, et c’est parti. Le démarrage semble assez facile : le vélo est en difficulté 4, le compteur indique 40km/h, 110 en cadence. Mais après quelques centaines de mètres, la réalité me rattrape, il faut que je diminue le rythme : difficulté 3, vitesse 38km/h, cadence stabilisée à 105. Les cuisses chauffent (c’est bon signe qu’ils disent). Je n’en vois pas le bout. Les encouragements de mon coach continuent : « Allez Laurent, c’est bien ». Je m’accroche. J’alterne les positions pour éviter d’être trop crispé, je bois régulièrement. Les kilomètres défilent. A partir de 5kms le temps semble s’accélérer. « Allez Laurent, on donne tout ». J’obéis au coach (Encore. Pourquoi ?)… 6 kms... 7 kms ! : L’épreuve de vélo est finie et il faut passer à la course à pied. Deux personnes de ma série viennent quitter leur vélo juste avant moi. La course à pied est censée être mon point fort …. Et 2kms, c’est rapide … Mais les jambes ne veulent pas répondre. Un peu comme si elles étaient lestées de quelques poids… Je sors dans le froid en courant, tout en enfilant une paire de gants. On me tend un chouchou (pour noter le nombre de tours je suppose). Je rejoins finalement très rapidement les deux personnes sorties avant moi : les quelques mètres de montée prévus par les gentils organisateurs semblent encore plus difficiles pour eux. Puis survient « un truc de ouf », dirait ma fille : il n’y a plus personne devant moi. Je serais donc premier ?! Les concurrents derrière moi ne me rattrapent pas. Je gère tranquillement mon avance, l’écart se creuse. Deuxième chouchou attrapé. Au deuxième tour, j’encourage même un concurrent qui a du mal à boucler le premier tour, avant de le déposer. Une course reste une course. Ça y est, je l’ai fait, j’ai bouclé mon premier triathlon. Je suis un triathlète maintenant ! A l’arrivée, Karine et Sabrina m’attendent avec mon sac (ouf, elles ne sont pas rancunières). Je me couvre assez rapidement car il ne fait vraiment pas chaud. Le ravitaillement est toujours le bienvenu après l’épreuve. On papote tranquillement. Finalement, je n’étais pas premier de ma série : les deux seniors qui me précédaient étaient tellement loin devant (2’) que je ne les ai même pas vus à l’arrivée ! Ils étaient déjà rentrés se mettre au chaud. N’empêche, se croire le premier même un petit moment n’était pas désagréable (d’autant plus que j’ai pu le croire pendant deux jours avant la tombée des résultats officiels) ! Les résultats sont affichés à l’entrée du bâtiment. Je suis 7ème vétéran, non qualifié pour les finales puisque seuls les six premiers le sont. Pas de déception, je n’imaginais pas un instant faire partie des finalistes. 27’11’’ à fond, c’est bien suffisant pour un premier triathlon. Je vais me doucher, revêts ma tenue civile. Toutes mes affaires sont en vrac dans le sac, le tri se fera plus tard. Nous sommes en train de regarder une dernière fois les résultats quand mon bénévole/coach arrive : • « Est-ce que Laurent Lemercier est là ? ». • « Oui » • « On a un désistement, tu as 5 minutes pour remettre ta tri et prendre le départ » Je me précipite vers les vestiaires (on obéit au coach). « Trois minutes Laurent, accélère » (sa notion du temps me semble bien étrange). Remettre une tri humide et froide, que du bonheur ! Il ne me reste presque plus d’eau mais … « une minute Laurent, on t’attend au briefing » … pas le temps de remplir la bouteille ! Pas le temps de réfléchir non plus, c’est reparti. Deuxième briefing : « faites attention, on sera plus sévère ». Faire attention à quoi ? Je ne sais pas. En fait, cela concerne la finale féminine qui se déroule en même temps. Réglage de vélo. Nouveau bénévole, une jeune fille cette fois. Par rapport au précédent, elle est plus effacée ! Rapide échauffement dans l’eau. Le plus âgé dans ma ligne d’eau propose de nager les uns derrière les autres… on compare nos chronos, nous sommes dans les mêmes temps, mais « papy » insiste… Cela me semble un peu idiot, mais visiblement il y tient, « ça ressemble plus à une vraie épreuve ainsi ». Le meilleur partira devant. Deuxième départ. C’est la bagarre dans la ligne d’eau. Je suis parti deuxième, mais je sens de temps en temps des mains me chatouiller les pieds. A 100 mètres, je laisse passer mon poursuivant et je le suis en brasse. Ça bouge sec dans son sillage, je bois une grosse tasse (beurk !). Je repasse en crawl aux 200 mètres et décide de le reprendre (il m’a énervé à me faire boire la tasse). Ce sera fait dans les 25 derniers mètres, au corps à corps. Sortie d’eau, séchage, montage des pneumatiques. Cette fois, je fais attention à démarrer moins fort. Je suis certes un peu moins rapide, mais j’ai l’impression d’être plus régulier. Ma bénévole est charmante, et nettement moins bruyante que mon coach. Les cuisses chauffent à nouveau, il faut pourtant tenir. Pourquoi d’ailleurs ? Derniers mètres, cette fois je mets mon buff et mes gants sur le vélo. 4. 3. 2. 1. Ça y est, c’est fini. Contrairement à tout à l’heure, j’ai moins de mal à réaliser que j’en ai fini avec le vélo. La course à pied est aussi difficile pour les jambes, décidément. Je cours quelques dizaines de mètres derrière une féminine. Il pleut, mais on ne sent ni le froid, ni la pluie (il avait raison le coach). L’écart est à peu près constant jusqu’à la fin du premier tour. Début du deuxième, je commence à remonter… mais mes lacets lâchent, je pers quelques secondes à les refaire… je repars et réduis à nouveau l’écart, mais ce ne sera pas suffisant. L’histoire retiendra ma galanterie. Deuxième arrivée. Sensations très différentes, et pourtant le chrono est quasi identique : 27’20’’. Deux triathlons pour le prix d’un, je n’aurais pas chômé aujourd’hui. Mon sac ne contient pas de pull à l’arrivée (promis, prochaine fois je range mieux mes affaires), je m’abrite sous une serviette légèrement humide. Il fait juste très froid. Ravitaillement, vestiaire, douche, habillage… sentiment de déjà vu. Quelques constats tirés de cette expérience : • Contre toute attente, le maintien assuré par la trifonction est très correct • C’est dangereux un coach, ça veut toujours vous en faire faire plus. • C’est vraiment très rapide un triathlon XS. Ça doit être pour les jeunes ces courses courtes « à fond, à fond, à fond »… • Les cuisses qui semblent vouloir exploser, le froid, la pluie … Ça rappelle un peu les douces séances de fractionnés au Pré Saint Jean, sur les extérieurs. • Comme en course à pied, les meilleurs moments restent : la fin de l’épreuve, la douche chaude, le repas, le retour chez soi !

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