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STAGE LA FLECHE 2014

17 avril 2014 - 22:24

CR du stage de Triathlon à La Flèche – 11 au 13 avril 2014

 

Disclaimer : Toute ressemblance avec des faits réels ou des personnages existants serait purement fortuite. Les noms des protagonistes ont été habilement maquillés afin que toute identification soit impossible.

Liste des participants (n’essayez pas de les reconnaitre, c’est impossible) par ordre alphabétique des noms de famille, en utilisant des prénoms inventés : Véro, Baba, Bobo, Floriane, Raf, Flo, Pasqual, Francky, TomTom, GG, Lieutenant Peau Vache, Juju, La Crevette, Nico, Lyonel, Ptit Lapin, La Teigne, Doc Robert, Sabi, Dave.

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Ce stage intensif dans le fléchois (c’est entre le Sablois, le mantois et le bouchonnois) s’annonçait sous les meilleurs auspices : Bonne diversité des participants = 20% de jeunes, 20% de vieux, 20% d’optimistes, 20% de pessimistes, 20% de femmes, 20% d’hommes, 20% de sportifs, 20% d’amateurs. Météo parfaite = beau temps du début à la fin. Infrastructures optimum = 1 centre sportivo-éducatif complet rien que pour nous, 1 piscine et un lac à portée de la main.

Nous arrivâmes en ordre dispersé à La Flèche le vendredi après-midi et nous avons attaqué directement par une bonne balade à vélo. Sur le parking, les hommes comparent leur matériel (réflexe naturel depuis la préhistoire) :

  • « J’ai les nouvelles roues Vicma à déport excentré avec triple compensation d’efforts et rayons oblongs en carbone-kevlar-titane-platine-diamant, ça coûte 3.900 € pièce mais je gagne 1 seconde tous les 10 kilomètres ! »
  • « Moi j’ai pris un cadre Ker-cyclo monté avec une potence cé-ki, une platine rock-a-billy, un guidon colosse, des freins stop-and-go et un moteur électrique Mitsubishi de 5 kVa, ça crache ! »
  • « Mon vélo n’est pas terrible et il est d’occasion, j’aimerai bien en avoir un mieux » dit une jeune femme en regardant ostensiblement vers son compagnon, équipé d’un vélo de compét flambant neuf (il baisse les yeux en faisant semblant de n’avoir rien entendu)
  • « J’ai le GPS Mingar série 79.999 qui calcule ta moyenne, ta vitesse, tes tours de pédale, ta fréquence cardiaque, ton taux de sucre dans le sang, qui te dit où tu devrais aller, qui te dit ce que tu devrais manger et qui t’indique où et quand pisser ! »
  • « J’ai la montre LarPo Iron-Man 3000 qui peut se fixer à un cadre de vélo, qui est étanche jusqu'à 300 mètres de fond (ça peut servir si un triathlète se fait bouffer par un requin blanc à Hawaï) et qui prend en compte les transitions (comme toutes les montres quand on arrête le chrono, d’ailleurs) »
  • « J’ai le casque de l’équipe US postal, avec l’emplacement pour la seringue de produits de récupération » (La Teigne n’est pas particulièrement visé)
  • « La tienne est grosse, large et molle alors que la mienne est longue, fine et dure, elle se glisse mieux entre les fesses (vous aurez deviné, bien sûr, que l’on parle de selle de vélo, pas de fausse interprétation si vous avez l’esprit mal tourné) »

Alors que tout le monde est enfin prêt à partir (les dernières vérifications effectuée, les pneus regonflés et les provisions dans les poches), Tom se pointe complètement à la bourre et commence à demander qui aurait des outils pour remonter son vélo et pour adapter les options qu’il vient de se payer et qu’il ne sait pas assembler. Ce qui déclenche la première bagarre générale du séjour.

Une fois sur la route, des dissensions se font de nouveau jour entre les différentes marques de GPS vélo qui indiquent des parcours différents (en fait, les participants au stage ont avoué le dimanche soir qu’ils n’avaient pas eu le courage de lire les manuels de leurs GPS vélo et qu’ils étaient infoutus de savoir les utiliser). Nous faisons donc fréquemment demi-tour et nous tournons en rond dans la campagne (ce qui rallonge le parcours total de 5 à 10 km selon les marques de GPS). Il y aura également une dissension grave entre les factions antagonistes pour savoir si nous avions eu un dénivelé de 400 m ou de 420 m sur le parcours (question grave qui sera soumise à un cartographe de l’IGN au retour).

Les 50 bornes furent parcourues à un rythme plus où moins tranquille selon l’ardeur des participants, nous sommes rentrés nous restaurer. Je passe rapidement sur l’apéro et sur la palette de 180 bières qui n’a pas fait long feu (sans vouloir dénoncer, ceux qui préparent l’Iron Man semblent avoir très soif, sans doute pour reconstituer les sels minéraux et les réserves en calories avant la course). La cantine du centre nous a gavés de portions de nourriture gargantuesques pour nous aider à reprendre des forces et à mieux dormir. Rien à signaler la première nuit à part les jambes de Florien qui dépassaient de son lit et les ronflements de GG qui pouvaient faire un peu peur aux citadins.

Les réjouissances ont recommencé le samedi matin à 7 heure avec un bon footing de réveil autour du lac pour ouvrir l’appétit et mettre dans l’ambiance (Lieutenant Peau Vache qui nous a rejoint la veille au soir a commencé à s’égosiller pour nous crier des phrases d’encouragement).

Après le petit déj copieux nous nous sommes scindés en deux groupes (les bons et les très bons) avec des parcours différents (74 ou 96 km). Bien entendu le groupe 1 s’est une nouvelle fois perdu (la fameuse guerre des GPS US versus GPS UE) et est arrivé à la bourre au local vélo après un âpre combat pour savoir qui pissait le plus loin (par contre ce sont eux qui ont fait le meilleur score en écrasant le plus d’animaux nuisibles sur la route = 3 rats, 1 fouine, 1 castor et 2 chats).

Nous étions tous joyeux d’avoir quitté le nuage de pollution de la région parisienne pour retrouver les bonnes effluves de la campagne (d’autant plus que nous étions en période d’épandage, ce qui a rajouté un petit coté « typique » à nos parcours). Je passerai modestement sur le fait que j’ai été sans cesse obligé d’attendre les jeunes qui n’arrivaient pas à suivre mon rythme infernal de pédalage, surtout en côte. Je ne parlerai pas non plus du long discours du président qui nous a raconté, en piochant dans ses souvenirs, comment se déroulaient les courses dans les années 50, avec des sandalettes en cuir, des vélos sans vitesses et des maillots de bain de type salopette à rayures horizontales.

Après un repas léger comme un Panzer nous avons attaqué l’après-midi par des transitions vélo-course pour certains et par un footing pour d’autres (j’avais opté pour cette solution et j’ai gambadé à l’allure d’un escargot fatigué jusqu'à ce que 2 bergers allemands non tenus en laisse ne me fassent travailler le 400 mètres en fractionné très très rapide).

Ensuite, direction la piscine (pendant 90 minutes) où l’on nous avait réservé des lignes d’eau pour un programme très technique permettant de travailler différentes nages, la vitesse, la force, les différents membres séparément, avec où sans accessoires, (non, non, aucune allusion non plus) … Il faut bien avouer qu’après les efforts fournis depuis 24 heures ce fut un peu plus difficile que prévu. Certains firent même de nombreux détours vers le petit bain et ses bassins à remous et autres jacuzzis (ce qui pouvait déclencher une sieste involontaire). Ceux qui ne nageaient pas donnaient aussi des conseils techniques aux autres : « Tes pieds sont trop grands, ça te freine dans l’eau ! » ; « Tu devrais nager plus vite en faisant moins d’effort ! » ; « Avec la technique que tu as, je suis étonnée que tu ne te sois pas encore noyé ! » …

Le début de soirée était consacré à une heure et quart de préparation physique et d’exercices de musculation. Nous étions encadrés par deux sympathiques volontaires (La Crevette qui savait ce qu’elle faisait et GG qui avait pioché ses exercices d’abdos dans un bouquin de tortures médiévales recopié à la main). Ce fut l’occasion de comparer un panel de techniques différentes selon les participants : Ptit Lapin qui bronzait vêtu seulement d’un pagne et de ses taches de rousseur, Lieutenant Peau Vache qui roupillait allongé sur des coussins et ne se réveillait que pour pousser des râles d’encouragement, Pasqual qui suivait à la lettre les instructions, Tom qui finissait les bières en douce, Nico et La Teigne qui demandaient ce qu’il y avait à manger à la cantine et votre serviteur qui cherchait une excuse valable pour reposer ses jambes entre les séries en simulant une crampe où une crise cardiaque.

Puis, vint l’heure de l’apéro et nous descendîmes une très grande quantité de boissons alcoolisées (pour les hommes) et de jus de fruits (pour les femmes) en nous goinfrant de gâteaux secs et de sucreries.

Après un repas de chauffeurs routiers, nous avons pu attaquer une démo de Salsa organisée par TomTom et Lieutenant Peau Vache qui a obligé les femmes présentes à subir séquentiellement les maladresses de nombreux partenaires qui leur marchaient sur les pieds (bref, à danser avec des lourds, en langage populaire). Sabi en profita pour nous faire une démo de ses talents (réels) de danseuse. Heureusement pour tous ceux (dont je fais partie) qui ont deux pieds gauches, la Salsa laissa rapidement la place à la fameuse « soirée diapos de vacances des cousins de province », autrement dit la projection de planches informatives sur les règles fédérales du Triathlon et d’un film sur le triathlon de l’Alpe d’Huez (hélas, le film fut interrompu avant la fin car le PC portable a crashé inexplicablement juste après un gros plan sur le président en train de courir). Il était bien temps de dormir avant d’attaquer la dernière journée.

Le dimanche matin commença presque plus calmement en attaquant directement par le gros morceau du vélo : 84 km pour les bons et 140 km (qui se transformèrent en 150) pour les très bons. Je remarquai la sollicitude des femmes qui me demandaient souvent « ça va ? ne te fatigue pas trop » (je devais avoir la tête d’un gars au bord de la mort). Cette très belle balade fut l’occasion de visiter les sites touristiques de la région et de faire une pause chez les beaux parents du Doc Robert à Sablé sur Sarthe (qui nous ont très gentiment accueillis avec un sympathique buffet de jus de fruits naturels et de gâteaux secs qui nous redonnèrent le moral). Le parcours fut sans histoires notables : Lyonel F. se perdant à l’arrière tandis que Doc Robert essayait de rester seul avec les quatre femmes… Le chemin du retour, du fait de la fatigue accumulée, fut un peu plus long et nous sommes arrivés à table (après un énième apéro réparateur) en ordre dispersé (en bordel couvré, en langage militaire). Certains des participants au 150 km « sprint » ayant l’air d’avoir vraiment souffert des violentes accélérations imposées par certains spécialistes du vélo chargés à l’EPO et aux anabolisants comme des mules espagnoles (encore une fois, que personne ne se sente visé).

Le repas fût beaucoup plus calme qu’a l’accoutumé et l’on sentait les participants moins bavards que la veille (inexplicablement).

Le début d’après-midi était consacré à la deuxième séance de préparation physique / musculation qui fut particulièrement désorganisée du fait de certains « élèves très dissipés » qui perturbaient la « discipline de la classe » (effet du printemps sur les hormones où envie de rentrer chez soi pour échapper à la souffrance physique, selon les participants).

Puis, enfin, l’ultime séance de piscine de 2 heures qui devait clore ce week-end ludico-sportif. Autant dire, qu’a ma grande honte, que je n’ai pas été aussi sérieux que les autres sur les exercices de nage (le jacuzzi, ses remous et ses bulles, me semblant une alternative intéressante aux longueurs de bassin). Certains, heureusement, sont restés sérieux jusqu’au bout et ont terminé le planning proposé.

Puis, vint le dernier apéro du soir avec un objectif impérieux : Boire tout ce qui nous restait (et il en restait pas mal). Ce fut l’occasion de grandes discussions en terrasse, chacun racontant « sa guerre » et « ses exploits » (comme dans beaucoup de domaines, ce ne sont pas ceux qui parlent le plus fort qui en font le plus).

Le repas fut rapidement expédié pour pouvoir charger les voitures et prendre le chemin du retour vers la région parisienne et le calme relatif de nos domiciles. Comme à l’aller nous avons eu la chance d’échapper aux embouteillages.

C’est une belle expérience, à refaire, et j’invite tous ceux qui veulent progresser en Triathlon à participer à ce stage. C’est très sympathique, formateur, l’ambiance est très bonne et c’est à la portée de 99% des personnes inscrites à la section.

 

Lyonel F.

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