LE PROMO DU CAILLOU

2 octobre 2014 - 22:29

La génèse

En fait, tout a commencé le 6 juillet 2014, lors de la 1ère journée de la cyclo-montagnarde « la ronde du Cantal » à Aurillac sur laquelle je me retrouve avec Sabrina. Je viens d’arriver en haut du col de Curebourse (et oui ça ne s’invente pas un nom pareil) et j’attends Sabrina qui est quelques centaines de mètres derrière moi. Elle me rejoint et nous faisons une petite pause pour nous dégourdir les jambes en compagnie d’autres cyclos un peu dans le même état que nous. Sabrina me dit : « puisque tu es si admiratif devant celles et ceux qui font du triathlon (NDLR : La veille dans la voiture nous avons pas mal papoté sur les activités sportives du CE et je lui ai fait part de mon admiration pour les pratiquants de cette discipline), tu pourrais peut être essayer ? Il y a quelque chose qui pourrais t’intéresser, je t’en reparle ce soir au dîner ». Nous terminons cette journée assez casse-pattes (110 kms, 2000 m de dénivelé). J’attends le repas avec impatience, ne sachant pas ce qu’elle va me proposer. Je passe les détails sur le choix du restaurant et des menus, et voilà qu’elle me dit : Lionel D. va bientôt envoyer le formulaire d’inscription pour le triathlon promo de Rambouillet fin septembre, je suis sûr que tu peux le faire et je suis sûr que tu vas apprécier, ce n’est pas dur : environ 500 m de natation, 20 km de vélo et 5 km de cap.

Je manque de m’étouffer avec mon morceau de pizza : je fais du vélo c’est vrai donc 20 km ça devrait aller, mais d’habitude j’ai une pratique de cyclotouriste avec ravitaillement en produits du terroir tous les 20 km (faut faire attention au coup de fringale) et discussion avec les autres cyclos en roulant à la cool sur le parcours. Là il faudra tout donner sur 20 km, je ne sais pas si je pourrais.

Deuxièmement 500 m de natation, oui je sais nager (enfin je croyais, voir le premier entraînement plus loin) mais à part 2 ou 3 allers-retours dans ma piscine municipale en m’arrêtant tous les 25 m pour vider mes lunettes et reprendre ma respiration, 500 m je n’arriverais jamais au bout.

Troisièmement la CAP, 5 km c’est pas très long, mais je cours environ 3 à 4 fois … par an, et après la 1ère fois, je finis toujours par avoir mal au cuisses, aux pieds, aux genoux, au dos, partout quoi, et je ne persévère pas. En fait je pense que j’ai trois points faibles dans le triathlon ! Et là Sabrina me répond « et encore, tu comptes pas les transitions ». C’est quoi une transition ? Après quelques explications je finis par comprendre. Moi qui aime bien mon petit confort après la piscine ou le vélo, je comprends que je vais être servi car il faut speeder pour ne pas perdre trop de temps entre chaque discipline, et j’aime pas speeder, et puis il faut pédaler avec son maillot mouillé, et j’aime bien avoir les fesses au sec en roulant. Eh ben oui c’est certain j’ai un quatrième point faible. Ce n’est pas gagné, mais bon OK, après tout je peux toujours essayer. Nous regagnons nos pénates et après un excellent début de nuit, je me réveille de bonne heure et je mets à gamberger : dans quoi je me suis engagé nom d’une pipe ? Et impossible de me rendormir. Le petit déjeuner passe mal, et il ne fait pas chaud : la journée va être dure, encore 100 kms avec 2000 m de dénivelé.

A peine rentré au boulot, le lundi matin, en train de rêvasser au WE merveilleux que je viens de passer dans ces montagnes d’Auvergne superbes et remplies de jolies demoiselles (je parle des vaches Salers !) je reçois un mail de S.T qui me transfère les récits épiques et héroïques de quelques triathlètes de la section dont je n’ai pas toujours retenu les noms : La teigne, Blind turtle, …. (ça doit être des noms de code). Et là la magie du récit opère : les moments drôles, les galères, les moments de

découragement, les blessures, le matériel qui lâche, mais aussi et surtout les moments de dépassement de soi, les encouragements même pour les derniers, même entre compétiteurs parfois, l’arrivée et le sentiment d’être allé au bout de soi ou d’avoir fait basculer toutes les idées reçues. Quelques jours plus tard, Sabrina m’envoie le message d’inscription pour Rambouillet. Je prends tout de suite rendez-vous avec mon médecin pour le certificat médical. 2 jours après j’ai rempli et déposer mon bulletin d’inscription dans le casier de la section. Il faut démarrer l’entraînement maintenant.

Les entraînements

Je vais axer les entraînements sur le 1er point faible : la natation. Sabrina est d’accord pour me donner quelques conseils. C’est super gentil de sa part de, bénévolement, donner de son temps pour les aînés.

Première sortie piscine un mercredi de juillet en début de soirée à la piscine de Puteaux, dans le bassin extérieur. Et là le choc. Il y a pas mal de monde dans les lignes d’eau et on sent qu’ils ont l’habitude de nager. Déjà ma tenue n’est pas au top. Un maillot de bain « old school », un masque (non quand même pas de plongée s’il vous plaît), les filles me regardent bizarrement je trouve. Je me mets à l’eau et commence à nager. Au bout de 25 m, obligé de m’arrêter pour reprendre ma respiration, et ceux qui sont derrière moi me rentrent dedans. Je ne comprends pas tout ce qu’on me dit mais à mon avis faut pas s’arrêter au milieu de la ligne. Je regagne le bord tant bien que mal, avec une énorme crampe au mollet (j’ai voulu redémarrer un peu trop fort). Après 5 minutes de récupération, Sabrina qui m’a rejoint entre temps a déjà fait 5 longueurs et moi même pas une. La honte totale. Je réussi quand même à en faire plusieurs, en m’arrêtant à chaque 50 m car j’ai l’impression que mes poumons vont exploser, mais je me rends compte que chaque fois que je fait une longueur, les autres en font au minimum 2. Je décide de me chronométrer sur 2 longueurs (100m), si j’arrive à tenir. J’arrive à tenir (YES) et mon temps est de 3’27s (YES). J’essaie de me rappeler le record du monde du 100 m : 46s. Ah oui mais ils avaient des combinaisons, et il plonge au départ, tu parles c’est facile ! Une rapide consultation de wikipédia montre qu’en 1881 le record était déjà à 1’5s !!. Même Eric Moussambani (si je suis sûr que vous vous rappeler de cet équato-guinéen surnommé Eric l’anguille, qui avait nagé seul une série du 100m nage libre aux JO de Sydney en 2000, sous les acclamations du public, après le faux départ de ses 2 adversaires dans la série, j’en ai encore les larmes aux yeux ; sinon aller voir la vidéo sur internet c’est génial) avait réussi à faire son 100m en moins de 2’ (1’52 pour être précis alors que 6 mois plus tôt il ne savait pas nager !). Je suis à terre, ou plutôt au fond : en fait je croyais savoir nager, mais je ne sais pas nager. Je finis par remonter (du fond) et mon côté optimiste reprend le dessus : à mon avis je dois avoir une marge de progression non négligeable ! Sabrina rigole devant ma mine déconfite.

Il faut faire quelque chose. Je pars en vacances en Bretagne près de Dinard et un matin je file à la piscine de Dinard pour voir un MNS et lui demander pour prendre des cours afin d’« apprendre » à nager. Je lui explique ce que je veux faire et il se met à rire comme une baleine et me dit OK tu peux venir jeudi, 9h sur le bord du bassin pour 1 heure de cours, tu intègreras le groupe d’entraînement en cours mais j’aime pas les gens en retard, t’es prévenu. Mais dans quoi je m’embarque ! Le jeudi j’arrive avec 30’ d’avance (je voulais pas me faire remarquer le 1er jour) et la piscine n’est pas encore ouverte. Je me gèle dehors : en effet l’été avait commencé l’avant veille et s’était terminé la veille (eh oui c’est la Bretagne). Toujours est-il que je suis à l’heure au bord du bassin, j’ai trouvé des palmes à ma taille, un pull boy. Je n’avais pas remarqué ce qu’il y avait de marqué sur un tableau au bord du bassin, heureusement car je serai reparti en courant. Je le découvrirai le lendemain, c’est le programme de l’entraînement : entre 1600 et

2000m dans l’heure, avec ou sans palmes, avec ou sans les mains, les bras, les jambes, sur le ventre, sur le dos et même sur le côté.

C’est parti pour ce premier entraînement. Jean-Marc, le MNS, me dit de rester dans la ligne la plus proche du bord : bien lui en a pris, car au bout de 400 m j’en peux plus, je n’arrive plus à respirer et j’ai une crampe. Je récupère en m’agrippant au bord et finit la séance (800m au total c’est pas mal pour une première). Il me demande si je reviens le lendemain. Ben oui je veux progresser. Finalement je me suis fait 10 jours d’entraînement intensif avec un groupe de jeunes et moins jeunes, en me blessant même aux pieds à cause des palmes. C’est pas des vacances. Un jour en sortant de l’entraînement, un des jeunes me dit « vous faites du vélo ? » Je me dit, tout fière tiens il a remarqué mes mollets de pro. Je lui dit « comment vous avez deviné ? » Et là l’insolent me répond « ben c’est pas dur, vous êtes le seul à amener un bidon de cycliste au bord du bassin pour boire entre les séries » – NDLR : la piscine de Dinard est une piscine d’eau de mer et le mélange avec le désinfectant est assez dégueu d’où la nécessité d’avoir à boire avec soi). Si t’as la réponse pourquoi tu poses la question !

Lors d’une discussion un matin avec Jean-Marc, le MNS, il me dit « tu sais le triathlon c’est toute une philosophie de vie, l’alimentation … ». Je lui réponds « Ah c’est sûr », mais j’ai un peu honte, car il ne sait pas que la veille au soir je me suis enfilé une part monumentale de gâteau comme je n’en n’avais jamais vu (si vous allez à St-Malo intra-muros, essayer le restaurant Timothy, vous ne serez pas déçu). Toute une éducation à faire.

Entre les entraînements, j’arrive (quand il fait plus chaud dans l’eau que dehors, si ça arrive en août en Bretagne et pourtant l’eau est à 17°C) à faire quelques grandes longueurs en mer où j’aligne quand même 400m d’affilée dans le clapot, les vagues et les algues, je ne suis pas trop mécontent de moi. A mon retour de vacances, en piscine, j’arriverais quand même à aligner 1200m avec pull boy, d’une traite.

Lors d’un entraînement aux Raguidelles, je tombe (façon de parler) sur Sabrina et je suis tout fière de lui montrer mes progrès. Je mets un pull boy, mais il y a quelque chose qui cloche et j’ai l’impression, du côté le moins profond, de nager avec les pieds qui raclent le fond tel un chalut ramassant les coquilles Saint-Jacques dans la baie de St-Brieuc. Sabrina rigole et me dit « en fait tu flottes comme un caillou ». 2 fois que Sabrina me voit à la piscine et 2 fois elle rigole. La piscine c’est vraiment pas mon élément. Je préfère définitivement les baignoires et les jacuzzis.

Côté entraînement cap et vélo, quelques sorties en vacances m’ont permis d’expérimenter 2 transitions vélo-cap (20 km – 5 km, et 85 km – 8 km). Pas évident ce changement de rythme pour les jambes (ceci se confirmera lors de la course). L’entraînement piscine m’aura au moins permis d’améliorer mon souffle, c’est déjà une bonne chose.

Il reste encore quelques jours avant le promo de Rambouillet mais je commence déjà à stresser un peu. Vais-je être à la hauteur ? Vais-je terminer ? Comment se passe l’installation dans le parc à vélo, comment installer ses petites affaires ? J’arrête de me faire des noeuds au cerveau (l’inverse ne marche pas), on verra bien.

Mais la veille de l’épreuve, à 18h00, je ne peux pas m’empêcher d’aller faire quelques longueurs de piscine pour vérifier mon matériel. Les lunettes ne fuient pas. Allez, y a plus qu’à.

Le jour J : dimanche 28 septembre 2014

Le réveil sonne à 6h00. En fait ça fait 2 bonnes heures que je suis réveillé et j’ai déjà fait la course plusieurs fois. Le petit déjeuner est équilibré, copieux mais pas trop et 3 heures avant la compétition (comme dans les livres). La journée commence idéalement. La veille, j’ai déjà préparé toutes mes affaires. A 7h10 je mets le vélo dans la voiture et roule ma poule direction la piscine de Rambouillet. Sur place quelques personnes sont déjà présentes et à 7h45, on peut retirer les dossiers. Aie, j’hérite du dossard 79 (je préfère les nombres pairs), j’espère ne pas y voir un mauvais présage). Petit à petit, tous les cadors de la section arrivent, avec un petit mot gentil de chacun (« tu vas voir tout va bien se passer », ce qui ne me rassure pas vraiment, ayant déjà entendu cela dans certaines occasions où cela n’allait pas se bien se passer, mais restons positif). J’installe la plaque de cadre sur mon vélo, j’épingle les 2 dossards sur mon maillot, je vérifie que j’ai bien toutes mes affaires : je ne suis pas à la bourre. Les autres membres de la section arrivent et tout le monde se regroupe. Certains (les cadors) partent faire un petit tour de vélo. Heureusement que Sabrina me briffe comme il faut : « il faut que tu portes le casque sur la tête, avec la jugulaire fermé sinon ils te laissent pas rentrer ». Effectivement devant nous un concurrent n’a pas attaché son casque et il se fait reprendre par les 2 gardes à l’entrée du parc à vélo. Ouf j’ai eu chaud ! Je me dirige vers mon emplacement, j’installe mon vélo et commence à déballer toutes mes affaires. Sabrina qui a déjà installé les siennes en 2 temps et 3 mouvements me rejoint pour me conseiller sur la manière de mettre les chaussures et les chaussettes, de faire attention à ne devoir faire qu’un minimum d’actions pour minimiser la durée des transitions. J’aurais dû l’écouter un peu plus et surtout perdre quelques secondes à re-vérifier mes petites affaires. La suite dira pourquoi. Sortie du parc à vélo et direction la piscine pour se mettre en tenue avant le briefing de 9h15. J’ai mis ma nouvelle combinaison trifonction Dassault Sports avec haut couleur chair et reproduction minutieuse de la musculature et du système pileux. Non, en fait, j’ai pas encore la trifonction du club donc se sera à l’ancienne, maillot de bain et torse nu. J’espère qu’il ne pas y avoir trop d’évanouissement autour de la piscine (il y a quand même 63 féminines). L’ordre de départ est le suivant : les femmes puis les hommes en faisant partir à chaque fois les plus âgés d’abord. Les premiers partent sous la clameur de la foule réunie dans la piscine. « On appelle les concurrents 71, 72, 73, 74 et 75 dans la chambre d’appel » (d’où son nom). Ah, c’est bientôt à moi. « On appelle les concurrents 81, 82, 83, 84 et 85 dans la chambre d’appel ». Merde ils ont décidé de ne pas faire partir les concurrents 76 à 80, c’est bien ma veine. Serais-ce l’effet « 79 » tant redouté ? Finalement les organisateurs se rendent compte rapidement de l’erreur et je me retrouve dans la chambre d’appel (pas très confortable). Je suis envoyé vers la ligne d’eau n°4 et le juge n°1 qui se trouve être une charmante demoiselle à laquelle je me présente en tentant de lui glisser mon n° de téléphone mais manifestement elle s’en fiche. Je précise également que finalement il n’y a pas eu d’évanouissement collectif. Et à 9h52m30s je démarre ma compétition après un retentissant coup de sifflet. Les 50 premiers mètres en crawl sont faciles, le problème c’est que je suis peut-être parti trop vite. Au milieu de la 3ème longueur je suis obligé de me mettre à nager en brasse car je suis complètement essoufflé. Je vais alterner les longueurs de brasse et de crawl et à la 15 longueur je commence à me sentir bien. Arrivé au bout de la 16ème, la juge n°1 (charmante) me dit « vous pouvez sortir ». J’ai dû me tromper dans mon décompte tant pis, je sors et je regarde mon chrono : 10 :09. Waouh mais qu’est-ce qu’il se passe ? Je ne comprends rien, j’ai fait la moitié en brasse et je suis allé plus vite que dans mes rêves les plus fous ? En fait il me faudra plusieurs minutes avant de me rendre compte que je lisais l’heure et pas le chrono (10 heures et 9 minutes, donc j’ai mis environ 17 minutes : la réalité est enfin rétablie). Après un tour quasi complet du parc à vélo pieds nus, j’arrive devant mon vélo et commence à m’équiper.

Chaussettes, OK. Chaussures, OK. Maillot de vélo, KO. Je me rends compte que j’ai épinglé l’avant et l’arrière du maillot avec la même épingle. Quel blaireau. J’aurais dû écouter Sabrina et tout re-vérifier. Avec fébrilité j’enlève l’épingle et la remet …. en ré-épinglant les 2 côtés du maillot. Il me faudra 4 tentatives pour bien épingler ce p….. de dossard. J’enfile enfin le maillot, je ne sais pas si c’est les muscles saillants ou l’humidité mais c’est super dur à enfiler, et là je vois que le maillot est à l’envers. Aussi difficile à enlever qu’à mettre, mais maintenant je sais, c’est l’humidité qui est responsable de cette difficulté. Le casque (attaché), les gants et un petit gel coup de fouet pour avoir du peps et c’est parti. Arrivé à la ligne je monte sur mon vélo, enfile mes lunettes et je commence à cravacher. Je ne suis pas mécontent de moi, je ne serais rattrapé que par 4 concurrents sur les 17 kms. Juste avant l’arrivée je dépasse une féminine en VTT que j’encourage avec ferveur, « allez, on est presque arrivé ». 2ème transition, qui se passe plutôt bien (normal, pas de maillot à enlever ou à remettre) et c’est parti pour la course à pied avec encore un petit gel coup de fouet. Et là juste en sortant du parc à vélo, j’ai l’impression d’avoir des début de crampes dans chaque mollet et je suis obligé de ralentir pour éviter que les crampes ne se déclarent complètement. C’est comme si on m’enfonçait des aiguilles dans les mollets. Je me dis que je ne tiendrais jamais 5 kms, mais heureusement au bout de 500 mètres plus de problème. Mais la foulée n’est pas très ample par rapport à ce que je fais d’habitude. Je m’offre un petit ravito du côté de l’hippodrome (1 verre d’eau et 1 quart d’orange en faisant attention de jeter mes déchets dans la poubelle, d’autres n’ont pas eu la même attention que moi apparemment). Je suis rattrapé par 4 coureurs, et j’en rattrape 2 dont une féminine que j’encourage avec ferveur, « allez, on est presque arrivé ». Je vois l’entrée du parking de la piscine, et là j’entends Sabrina qui hurle « Vas-y Patrice, donne tout (j’ai déjà entendu cela quelque part), accélère, à fond, éclate toi » et sous ces encouragements, je franchis les 20 derniers mètres à une vitesse stratosphérique. Je déclenche mon chrono (et je fais attention de ne pas lire l’heure !) et je vois 1h25m39s. Le temps officiel sera de 1h25m35s. Je m’étais fixé un objectif de 1h20, je n’en suis pas trop loin et je voudrais bien voir le temps perdu dans la première transition. En tout cas c’est que du bonheur, je me suis éclaté (surtout en vélo et à pied), mais j’ai adoré les sensations et le côté compétition où il faut se donner à fond (je peux mieux faire je pense, mais ma dernière compétition remontait au championnat de France d’athlétisme universitaire en quart de finale du 60m en 1979 (j’entends déjà les commentaires mais non, je suis encore V2).

3 petites ombres au tableau de cette journée ensoleillée :

  • La chute de Pascal à cause d’un chien sur le parcours de CAP,
  • L’abandon de Sabrina au départ du parcours de CAP,
  • La (seulement) 2ème place de David : il serait sur une pente descendante dixit les organisateurs.

 

Mes remerciements :

Je voudrais d’abord remercier mon « coach » (qui se reconnaîtra) qui m’a mis le pied à l’étrier le 6 juillet, qui m’a prodigué ses meilleurs conseils, que j’aurais dû suivre intégralement d’ailleurs, et surtout qui m’a fait prendre conscience de mes potentiels de flottabilité et d’aérodynamisme en milieu aqueux (en 1 mot).

Ensuite mes remerciements vont à Olivier, Aurélien, David et Lionel qui n’ont pas rigolé quand ils ont appris que je voulais essayer le triathlon, et qui m’ont même vivement encouragé.

Puis aux rédacteurs des récits épiques de triathlon passés que j’ai pu lire, pour leur humour (toujours) et leur côté émouvant (parfois) ; ces récits m’ont donné envie d’essayer (à mon petit niveau bien sûr) cette discipline.

Enfin à tous les membres de la section et leurs conjoints présents lors de cette matinée pour la bonne humeur, l’état d’esprit et l’organisation du pique-nique d’après-course.

Un remerciement spécial à Eric Moussambani (qui en 2004, malgré un temps de 60s au 100m, n’a pas pu participer aux JO à Athènes car sa fédération avait perdu son passeport) pour son exemple : même en partant de très loin on peut arriver à vivre de grandes choses.

Mes premiers enseignements :

  •  Suivre les conseils, même s’ils paraissent évidents : tout cela vient d’un truc qu’on appelle l’expérience et qu’il ne faut pas négliger,
  •  Simplifier au maximum les éléments de tenue : ceinture porte-dossard, combinaison trifonction (pas de maillot de vélo),
  •  Ne pas se décourager si les entraînements n’ont pas un effet immédiat, mais persévérer, surtout en natation,
  •  Il y a un énorme gisement de progression, surtout en natation et transitions,
  •  Continuer à prendre du plaisir.

 

A bientôt sur de nouvelles épreuves.

Patrice (the stone)

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